DavidCompta
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Histoire de la pensée économique
Chapitre 1 : Genès de la science économique :
La science économique étude les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressource ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limites à la satisfaction de besoins nombreux et illimitésLa science économique est beaucoup plus récente.
On affirme généralement qu’elle nait avec la parution de « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » ouvrage d’ADAM SMITH en 1776
Elle n’est pratiquée que par un group d’hommes restreints, économistes professionnels,
certains gestionnaires ou hommes politiques, mais non par l’ensemble des citoyens.
Difficultés particulières à l’économie :
Complexité :
Les unités de base de l’économie (les individus) sont difficiles à contrôler et classerNon rationalité de comportement des unités de base:
Les individus ne sont pas toujours rationnels dans leurs comportements et décisions.Variabilité :
Le gout des individus change rapidementNaissance et mutation de la science économique
La science économique est apparue à la fin du 18éme siècle. Elle a connu plusieurs mutations On peut distinguer 3 mutations principales :
Première mutation : (Adam Smith)
Le premier texte économique auquel on s’accords à donner une réelle valeur scientifique « la richesse des nations » d’Adam Smith, parait en 1776Cette mutation de la pensée économique est caractérisée par deux faits
2éme mutation : (Karl Marx)
Karl Marx assigne à la science économique une nouvelle mission :-non plus décrire le monde, mais donner les moyens intellectuels de sa transformation et l’économiste doit prendre en compte la description de la société et ces divisions.
3éme mutation : (Keynes)
Un grand embranchement apparaît :-Mettant en valeur le rôle économique de l’Etat
-Précisant les fonctions de la monnaie
-Développant la méthode macro-économie
L’évaluation des méthodes de la science économique
La méthode des premiers économistes ne se distingue pas de celle des philosophes de leur époque, on pourrait la qualifier de « méthode naturelle » fondée sur la logique et l’observation.Mais aussi dans le 19éme siècle, on voit apparaître des éléments méthodologiques nouveaux…..
-méthodes mathématiques : recherche d’ensemble de relations mathématiques susceptibles de représenter adéquatement le fonctionnement des phénomènes réels.
-La recherche des donnés statistiques
Chapitre 2 : les origines de la pensée économique
Très nombreux auteurs anciens nous ont laissé des traces de leur pensée économique que les historiens peuvent nous indiquer quelles étaient à telle ou telle époque les idées dominantes dans ce domaine. Ces idées peuvent nous sembler naïves. Mais il faut prendre en considération qu’elles étaient dans un contexte différent de notre, que le domaine de l’économie se distinguait mal de celui de la monde, politique ou de la religion.Les auteurs :
-Xénophon : avait écrit un ouvrage « l’économique » mais était limité à ce qu’on appele aujourd’hui l’économie domestique.-Aristote : était un philosophe grec, élève de Platon et précepteur d’Alexandre le grand. il est le 1er à avoir consacré un ouvrage qui défini les domaines d’application de l’économie, et un autre ouvrage qui exprime les idées d’Aristote sur l’économie et la société « la politique »
-Les auteurs latins : Ils abordent des sujets économiques concernant la bonne gestion économique d’une entreprise ou d’une maison, ne nous ont laissé aucun texte de portée économique.
La nature de l’économie :
Déjà pour Aristote, l’économie est branche du savoir autonome et à part entière. Il donne une subdivision de l’économie en branches en y catégories :-L’économie royale- l’économie de la famille- l’économie de la cité- l’économie de la province.
L’économie royale :
« La plus importante, mais aussi la plus simple »
Exerce au niveau de la nation, s’occupe de la monnaie, dépenses, X, M…
L’économie de la famille :
Tente régler les problèmes entre l’homme et la femme, les esclaves et la nature
L’économie de la cité, la province : pour but de collecter les impôts et taxe…
La valeur :
Pour la P.E antique, et cela jusqu’aux classiques, la valeur se distingue du prix.Alors que le prix peut varier autour de cette valeur en fonction des conditions particulières (négociations, marchandages…)
Le fondement de la valeur est pour les grecs, la rareté. C'est-à-dire que plus un bien est rare plus il est cher.
On remarquera que cette définition est peu satisfaite dans la mesure où il n’existe pas de mesure précise de la rareté d’un bien, ni même d’unité de mesure envisageable, il est donc impossible de vérifier le bien fondé de cette relation.
On trouve également une distinction très proche de celle plus récente entre valeur d’usage et valeur d’échange, « Toute propriété a deux usages, qui tous deux lui appartiennent essentiellement, sans toutefois lui appartenir de la même façon : l'un est spécial à la chose, l'autre ne l'est pas »
La monnaie et la richesse :
La pensée économique majoritaire dans ce domaine semble considérer comme naturel que la monnaie soit en métaux précieux, l’or essentiellement.La nature de la monnaie est d’être une marchandise intermédiaire destiné à facilité l’échange
entre deux autres marchandises.
Pour Aristote l’argument central d’une condamnation des intérêts est de nature logique
« l’argent ne fait pas des petits »
Donc les intérêts sont considérés comme des bien mal acquis n’étant ni le fruit de travail, ni celui de vente, ni celui d’impôt.
Salaires, profits et prix :
L’économie antique fondée sur l’échangePour Aristote : le salaire de l’esclave est seulement sa nourriture, les vêtements ou les loisirs relèvent de la libéralité de maitre
Au moyen-âge, se développera l’idée d’un juste salaire et d’un juste prix, avec Saint Thomas
Juste salaire : déterminé par la peine, la fatigue dépensée dans l’acte de production, les habitudes ou les coutumes propres à une profession ou à une région.
Juste prix : intègre des facteurs coutumiers et des facteurs techniques
La notion du profit est pas clairement dégagée et son statu semble bien plus au hasard que de la nécessite.
Ils se contentent de fournir des biens en attendant le « juste prix » qui leur permet de vivre.
Le commerce :
Aristote comme la plupart des auteurs anciens mentionne l’utilité du commerce et sa fonction essentielle, qui est de permettre de se procurer ce qu’on ne peut produire. Mais surtout il énonce une nouvelle idée : le commerce est créateur de valeur, car il produit des biens par le déplacement d’objets précieux en eux-mêmes.L’Etat :
L’Etat a pour principal objet de maintenir la stabilité des institutions personnelles, dans un monde considéré comme mouvant, incertain et plein de périls.Le progrès :
La notion de progrès semble largement ignorée.Le progrès technique et son rôle économique sont ignorés ou méprisés. Pour Aristote, tout progrès des techniques menacerait l’ordre social, et doit donc être rejeté.
Un progrès de la morale et un état de parfaite stabilité dont rêve Platon dans sa
« République ».
L’idée dominante n’est pas celle du progrès, mais, celle d’une régression, tant pour les grecs avec le mythe d’âge d’or, que pour la religion chrétienne avec celui du paradis perdu.
Chapitre 3 : La P.E chez les mercantilistes et les physiocrates
A partir de la renaissance, un progrès certain de l’économie, du système bancaire, du commerce international se fait jour.On regroupe sous le nom de mercantilistes les acteurs qui mettent l’accent sur le développement du commerce et l’accumulation des réserves de changes.
Les auteurs :
Nicholas Machiavel (1469-1527) : Il expose une théorie de l’Etat et son rôle économique dans son ouvrage « le prince »Jean Bodin (1530-1596) : écrit entre autres ouvrages « la république », il y critique le communisme de Platon, mettant quant à lui au 1er plan la famille et l’individu.
François Quesnay (1694-1774) : est le fondateur du physicalisme, il fait le médecin du roi Louis XV.
Autres auteurs : Turgot – Vincent de Gournay – Richard Cantillon.
La nature de l’économie :
Pour les mercantilistes, l’économie n’est pas une science ou un ensemble théorique, il s’agit pour eux d’appliquer une réflexion intelligente sur la marche des marchandises, et surtout sur la conduite des affaires publique. Les mercantilistes pensent que l’économie est un ensemble de problèmes spécifiques mais non pas une science particulière.A partir de 18éme siècle, sous l’influence des philosophes une autre conception se dégage peu à peu.
Les économistes de 16éme siècle, philosophes ou physiocrates cherchent à constituer une véritable science qui soit un système complet et rigoureux.
La valeur :
Les mercantilistes ont la même idée qu’Aristote que la rareté est la source de la valeur, de plus chez eux, le prix attribut extérieur se différencie mal de la valeur en tant que qualité intrinsèque.Pour les physiocrates : un des points clefs de leur doctrine c’est l’analyse de la valeur. C’est sur ce concept que s’échafaudera la construction d’une science économie
La monnaie et la richesse :
Pour les mercantilistes la possession se confond tout à fait avec la richesse, la monnaie ne peut être que métallique pour Jean Bodin le travail est le moyen d’accumuler l’or « Il n’est de richesse que l’homme »De plus ils considèrent en 1er lieu la richesse du prince qu’ils confondent en partie avec celle de la nation.
En revanche, les physiocrates voient dans la monnaie un simple intermédiaire des échanges. La richesse vient de la possession des vraies valeurs : la terre et le travail
Salaires, profits et prix :
Selon les mercantilistes, le niveau des salaires est déterminé par le rapport entre la population et la production, et que le chômage est causé par un excédent de la population. Ils envisageaient une obligation du travail au lieu de concevoir une efficacité de lois sur les pauvres.Le profit est envisagé sous l’angle de la rente foncière c.-à-d. les propriétaires de la terre perçoivent une part de son produit sans qu’il soit besoin de travailler.
Turgot avec sa théorisation du capital (industriel/agricole) considère que le capital constitué par des épargnes et que le profit est la rémunération d’une renonciation à des consommations immédiates en faveur de projet présentant éventuellement des risques.
Le commerce :
Les mercantilistes s’attachent au commerce international (Exportation) est la source de la richesse du prince et donc de la nation.Ils font l’exportation des produits les plus chers possibles. Alors que les importations étaient limitées par des barrières douanières, tarifaires ou non.
Les physiocrates nuanceront ces points de vue et leur position conduiront progressivement vers le libéralisme.
Le circuit économique : de F. Quesnay
Quesnay désire mettre en évidence la circulation perpétuelle de biens et de monnaie, et montre les principaux flux.Ces flux désignent par le terme de « classe »,
La classe productive : c’est un extraient de la nature et la véritable richesse.
La classe des propriétaires a un rôle de percevoir plus de rentes et les dépenses.
La classe stérile : il exprime le fait que seule la terre est source de toutes richesses.
L’Etat :
Des critique de la conduite par l’Etat de la vie économique apparaissent et surtout avec le circuit de Quesnay. Ce sont les producteurs qui apparaissent comme agents essentiels, et l’Etat classes oisives qu’il entretient semblent être inutiles au bon fonctionnement du système.Le progrès :
Le 18éme siècle est une période de développement.Les mercantilistes raisonnaient dans le cadre d’une économie statique.
Les physiocrates prennent conscience de ce mouvement, mais montrent bien que les progrès des techniques permettent l’augmentation du produit national. Mais il perçoivent deux obstacles aux progrès de production :
L’augmentation corrélative de population.
La décroissance des rendements.



